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samedi 27 juin 2015

Les deux natures qui sont en Soi



Il faut que vous sachiez que vous avez deux natures et que vous ne les confiez pas. Vous devez savoir ce qui est divin et ce qui est humain en vous. Mais c’est là justement que l’on fait des fautes et des erreurs ; c’est là que l’on se trompe le plus. Quand la voix divine parle pour donner de bons conseils, on ne la croit pas et on fait des bêtises. Mais quand c’est la voix de la personnalité qui parle, vite, on l’écoute, et on fait aussi des bêtises… il faut savoir discerner. Vous n’avez pas encore tellement mis l’accent sur cette question-là : savoir discerner les deux natures, et laquelle écouter.

C’est très important, parce que les conséquences qui en découlent sont immenses. Tous les malheurs de l’homme proviennent de son incapacité à discerner quand c’est la personnalité et quand c’est l’individualité qui cherche à l’influencer. Je vous ai souvent parlé sur cette question, j’ai insisté, mais vous ne faites pas attention, vous laissez cela de côté parce que vous trouvez que ce n’est pas une question tellement passionnante. C’est pourtant de là que dépendent votre progrès, votre réussite, votre bonheur. Savoir ce qui se passe en vous, d’où cela vient, qui vous inspire, il n’y a rien de plus important.

Supposez que jésus ait écouté sa personnalité, la peur..  Comme Saint Pierre qui, la première fois où Jésus a parlé de sa mort, a dit : "Seigneur, non, cela ne t’arrivera point" Et Jésus a répondu : "Arrière, Satan, tu me fais obstacle, car les pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes".

Là vraiment on voit que Jésus a non seulement bien fait la distinction entre les pensées de Dieu et celles des hommes, entre l’individualité et la personnalité, mais il a bien vu que cette tentation lui était envoyée par le diable puisqu’’il a dit : "Arrière Satan" Cette lutte entre l’individualité et la personnalité s’est reproduite encore au jardin de Gethsémani, et cette fois-ci, ce n’est plus à travers Saint Pierre que s’est manifestée la personnalité, mais à travers lui-même. Et là aussi, il a dit à sa personnalité : "tais-toi", et au Seigneur : "Que ta volonté soit faite et non la mienne" Et ç’a été fini. Il devait souffrir, il devait périr, mais il a dit : "Que ta volonté soit faite".

Il a rejeté la personnalité et il s’est incliné devant la Divinité. Mais qui vous expliquera les choses ainsi ? On raconte toujours : "Dans le jardin de Gethsémani, Jésus a commencé à ressentir l’angoisse de la mort… Quand il a été crucifié. Jésus a dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font", mais on ne voit pas les vérités initiatiques qui sont contenues dans ces moments de la vie de Jésus, on ne voit pas qu’il s’agit de processus psychiques, de forces en présence, ni comment elles s’affrontent, ni quelle est la participation de la personne d’elle-même dans cette lutte.

Si vous vous imaginez que c’était si facile pour Jésus de pardonner à des gens qui l’avaient bafoué, battu, couronné d’épines et crucifié… Mais il s’est lié à son individualité, à son Père céleste, et c’est à travers lui, à travers l’immensité de l’amour et de la lumière de Dieu, qu’il a pardonné à ses ennemis et à ses bourreaux. Croyez-moi seul celui qui a travaillé toute sa vie à s’unir à la Divinité, à l’introduire en lui-même, et qui est maintenant habité par la Divinité, peut vraiment pardonner comme Jésus a pardonné.

Si quelqu’un vous fait du mal, vous devez vous dire "Mon Dieu, que cet homme-là est ignorant, pauvre et faible. Il faut que je lui pardonne parce que le Ciel m’a donné à moi tellement de choses, et à lui, rien… Vraiment, il mérite que je le plaigne et même que je fasse quelque choses pour lui".

A ce moment-là, tout est transformé ; au lieu de nourrir une rancune et des désirs de vengeance, déjà, tout de suite tout est effacé. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas tenir rigueur à quelqu’un qui est tellement malheureux, tellement privé… Pourquoi vouloir frapper un homme qui n’ a plus rien ? Il est par terre, pourquoi l’assommer ? Cela ne se fait pas, ce n’est pas noble ; puisque vous êtes dans la lumière, pourquoi l’accabler ?... Faites un geste de générosité, et remerciez le Seigneur.

Sans ces connaissances vous allez vous ronger toute votre vie. Comme vous ne pouvez pas détruire votre ennemi, vous vivez avec des rancunes dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser, et vous vous empoisonnez. Votre ennemi, lui est tranquille ; il se promène, il mange, il boit, il dort, il trafique et pendant ce temps, c’est vous-mêmes qui vous détruisez en vous rongeant. Il faut donc arriver à pardonner. Oui, mais on ne peut pas pardonner si on est stupide et ignorant. Pour pardonner, il faut posséder ce savoir. Est-ce que vous me comprenez ?

Que la lumière et la paix soient avec vous.

Omraam, Sèvres, le 3 janvier 1968 - Les livres de Omraam retranscrits par Francesca