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lundi 15 juin 2015

QUELQU’UN DECLARE AVOIR DES CONNAISSANCES.


Si tu as des connaissances, pourquoi appelles-tu le médecin dès que tu es souffrant ? À quoi te sert alors ta science ?

Si tu te trouves dans la vie en butte aux privations, à la misère, si tu es toujours affamé, sans abri, si tu n’arrives pas à résoudre ce problème maté- riel, à quoi te sert ta connaissance ?

Tu es esclave de l’apparence et tu t’occupes tout le temps de tes vêtements, de tes chaussures… Certains s’en défendent et disent que ce sont des choses sans importance. Sous un certain rapport, il est bien vrai que ces détails sont insignifiants, mais d’un autre point de vue, il n’est pas indifférent de savoir se chausser d’une manière propre à ne pas nuire à sa santé.

De la manière dont marche une personne, on peut déceler les traits de son caractère ; une démarche lourde, pesante, dénote un être dur, obstiné, indocile. Celui qui marche légèrement, silencieusement, comme un chat, est agile, rusé. L’homme raisonnable a une démarche légère, régulière et calme. Le pas d’un soldat fait trembler toute la maison. Il n’y a en cela rien de mal, mais seulement une dépense exagérée d’énergie. On peut faire un rapprochement entre la démarche des êtres humains et la manière dont ils résolvent certaines questions importantes de l’existence, ainsi qu’avec leurs conceptions philosophiques. La question de Dieu, par exemple, ils la traitent d’une manière dogmatique. Cependant, la conception de Dieu est inexplicable.

Dieu est cet Être qui a existé avant tous les autres êtres. Dieu est éternel et infini. Il existe continuellement. Il est illimité et limite tous les autres êtres en les englobant en Lui. Tout ce qui entre dans sa conscience se limite et c’est pour cela que notre univers est limité et défini. On peut, par exemple, compter combien de milliards d’étoiles existent dans l’univers ; et les mathématiciens contemporains calculent sa durée probable mais cela reste limité par une conscience humaine. Je vais maintenant vous exposer une image du Coran que Mahomet présente dans une de ses légendes. L’image représente la fin de l’univers ; les soleils, les planètes s’obscurcissent, s’éteignent ; le paradis et le ciel disparaissent ; tous les hommes, les Anges, les Archanges s’endorment et restent seulement Dieu et l’Archange Michaël. Celui-ci, se voyant seul dans tout l’univers, éprouve beaucoup de peine et ne pouvant supporter cette situation, il s’arrache la tête. Je vous demande si ce fait est véridique ?

Il ne peut l’être qu’à moitié, car si tout l’univers, avec tous ses soleils et ses planètes, avec tous les êtres vivants, disparaissait, la vie se transformerait et passerait au-delà de ses frontières. Derrière l’univers que nous voyons, il y en a un autre, comportant des soleils et des êtres infiniment plus éthérés, inaccessibles à nos yeux humains. Par conséquent, toute la vie passera précisément dans cet univers, des milliers de fois plus beau que le nôtre. Tous ceux qui sont prêts à y vivre le rejoindront, mais ceux qui ne le sont pas resteront dans l’univers actuel et s’arracheront la tête comme l’Archange Michaël. Dieu est Esprit.

L’Esprit est quelque chose qui est plus proche de l’homme. Il est porteur de vie. À la création de l’homme, l’Esprit y a introduit la beauté que nous appelons âme. Il a spiritualisé l’homme. Dans le monde, l’homme existe comme âme et non comme esprit. La première forme dans laquelle l’Esprit a déposé son intelligence, certains l’appellent « homme », c’est-à-dire particule sortie de Dieu ou encore la première graine, le premier embryon qui est en cours de développement dans le monde. Longue est l’histoire de l’âme humaine ! L’âme est un principe qui de lui-même ne meurt jamais, mais change constamment. L’âme est ce grand livre sacré dans lequel sont inscrites toutes les manifestations de Dieu.

L’homme ne vit que parce qu’il est une manifestation de l’Esprit. En conséquence, les esprits supérieurs en prennent soin, parce que son âme recèle tout ce qui s’est passé avant eux, tout ce qui s’accomplit maintenant et tout ce qui s’accomplira dans l’avenir. Tout cela est écrit dans l’âme humaine, et celui qui sait y lire peut étudier le développement de la Création. Ainsi, en observant le visage d’un homme ou la structure de son corps, nous pouvons dire d’où il provient. Il est dit dans les Écritures que l’homme est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu. Cela concerne le premier homme. Le deuxième est fait de terre, c’est-à-dire de tous les éléments de la nature qui comprennent les minéraux, végétaux, animaux. Tous ces éléments constitutifs doivent être considérés comme êtres vivants.

Mais l’homme a éliminé ce qui en lui était élevé, idéal. C’est pour cette raison qu’il a dû sortir du paradis, entrer dans le monde physique, concevoir sa nature inférieure. Voilà pourquoi existent en l’être humain différents désirs, humeurs et tendances auxquels il doit faire face. Je dis qu’aujourd’hui, une grande tâche est donnée à l’homme raisonnable : celle de créer son caractère. Pour cela, il doit découvrir et s’emparer des forces et aptitudes déposées en son âme pour les élaborer. La nouvelle culture qui vient nous apporte de grandes ré- formes : dans la vie, la religion, la science. Elle nous propose un renouvellement de toute l’humanité. Les hommes de la nouvelle culture se vêtiront d’une toute autre manière.

Chaque être humain doit revenir vers sa forme initiale, vers ses pensées et sentiments primordiaux purs qu’aucunes circonstances ne peuvent faire changer. Pour cela, chacun doit faire des efforts, des vérifications sur lui-même jusqu’à découvrir ce désir ou ce sentiment qui ne varie pas. Par exemple, tu aimes quelqu’un. L’amour est la pierre de touche qui détermine la constance du caractère. L’homme ne pouvant aimer tout le monde à la fois, il commencera par vérifier son sentiment envers une seule personne. Faites l’essai suivant : supposez que la personne que vous aimez ait tous les défauts ou vous ait gravement fait du tort. Si, malgré cela, vos sentiments demeurent inchangés, c’est qu’ils sont forts, au-dessus des conditions et que rien ne peut vous faire hésiter. Éprouvez aussi vos sentiments par un processus contraire. Imaginez que la personne que vous aimez ait fait de grands sacrifices pour vous, vous ait aidé et comblé de cadeaux. Vérifiez alors si votre amour n’est pas amplifié à cause justement des bienfaits qui vous ont été prodigués. Ce serait la preuve qu’il serait faible. Votre amour doit être inébranlable, qu’il vous soit bénéfique ou non.

Quand il vous fait du bien, remerciez qu’il se manifeste ainsi ; quand il vous fait du tort, remerciez aussi qu’il vous donne la possibilité d’apprendre quelque chose. Celui qui s’engage dans l’étude de l’ordre divin ne doit pas tenir compte du bien ou du mal qu’on lui fait, car ce sont là des choses extérieures. Mais si vous voulez étudier l’ordre humain, alors là, vous avez le droit d’être sensible au bien ou au mal que l’on vous fait. Les deux expériences que je vous propose sont difficiles, mais vous devez les faire, si vous voulez vous développer, croître, tremper votre caractère, ennoblir votre âme, si vous voulez devenir des héros.

PAR Peter Deunov retranscrit par Francesca