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jeudi 29 janvier 2015

Les défauts de l’Humain – par Peter DEUNOV


Qu’est-ce que la colère ? Considérez que dans les défauts que vous avez, il n’y a rien de honteux. On dit de quelqu’un : « Il a péché, il est tombé moralement. » Qu’est-ce qu’une chute physique et une chute morale ? Qu’est-ce qui les différencie ? Celui qui tombe physiquement s’est aperçu qu’il allait tomber, alors que dans le cas d’une chute morale, il n’a rien vu. Il est arrivé à un endroit où il risquait de tomber.

Nous interprétons les choses naturellement et en prenant tout en considération. Je veux vous donner certaines règles, afin que vous les appliquiez et que votre vie devienne plus sensée. Mais si vous ne devenez pas plus intelligents, et que votre cœur n’a pas évolué - ne s’est pas enrichi - ou que votre intellect ne s’est pas développé, que votre volonté ne s’est pas renforcée, à quoi servira cette connaissance ? Je veux que vous vous enrichissiez et que vous ayez de justes réflexions. Nous en viendrons à l’expérimentation. Tout doit être très exactement constaté. Par exemple, si tu dis : « J’ai pensé ainsi », en tant qu’élève de l’École occulte, tu prouveras pourquoi tu penses ainsi, tu en donneras les raisons. Tu expliqueras pourquoi tel tableau, par exemple, n’est pas naturel.

Il y a beaucoup de choses que nous laisserons de côté pour l’instant.  Nous ne toucherons pas à certains domaines. Car si nous décidions d’y toucher maintenant, si nous nous engagions à démonter le système social actuel, tout pourrait arriver. Tu n’y toucheras pas ! Certaines choses ne doivent absolument pas être touchées. À la moindre poussée, elles s’écrouleraient. Nous ne les aborderons pas tant que nous n’aurons pas construit le nouveau. Et après, vous dites : « Dieu sait. » Je n’ai aucun doute que Dieu sache, mais nous aussi devons savoir ce qu’Il sait et ce qu’Il nous a ordonné. Nous devons le savoir ! On en est arrivé à la fainéantise. Vous dites : « Seigneur, Tu sais » Non, tu es disciple, tu as des obligations, un travail déterminé et tu  peineras et auras des tourments. Parfois, tu seras envoyé en enfer et tu ne refuseras pas d’y aller. Tu peineras et travailleras. Tu dois passer par le tourment, la peine et le travail. Quand tu passeras par un état, puis un autre, un troisième, un quatrième, ne désespère pas. Telle est la volonté de Dieu. Celui qui te donnera de la joie, te donnera aussi l’ombre de la joie, car sans ombre, la vie n’est pas la véritable vie. La vie que nous vivons actuellement porte le mal en elle. La vie sans ombre porte le mal en elle. La beauté porte aussi le mal en elle.

Une jolie femme désirera être bien habillée. De même, un homme fort désirera avoir de l’argent. Celui qui a un dos solide pourra voler. Ceux qui sont forts pourront voler. Les malades, de santé fragile pourront-ils voler ? C’est l’homme fort qui pourra commettre un crime. Maintenant, je vous demande : « Cette force qui résulte de la  santé, est-elle un mal ? » Non, ce n’est pas le cas. Une confusion s’est introduite dans le monde, elle existe depuis des temps immémoriaux et les forces négatives ont donné une telle direction à la vie. Bien, disons que tu aimes quelqu’un. Es-tu persuadé que ton bonheur dépend de celui que tu aimes, qu’il apportera quelque chose de bon dans ta vie ? Et si tu tombes amoureux de cette personne, t’apportera t-elle du malheur ? Comment ?

Ce soir, je vous donnerai une explication. Je dois vous parler  concrètement et vous donner une explication afin que vous compreniez la philosophie des choses. Imaginez qu’avec un ami je sois enfermé  dans un château, de telle sorte que l’air ne puisse y pénétrer. Mon ami se désespère et dit : « Notre affaire est terminée, nous allons mourir ici. » Cependant, tout en travaillant, je regarde autour de moi et découvre l’existence d’un passage à l’arrière de la pièce. Une fois mon ami couché pour dormir, je sors. Dehors le soleil brille et l’air est pur. Je marche en montagne dans la forêt. Au retour, je rentre et mon ami m’aperçoit, je suis dispos, gai et joyeux. Il dit : « Ce monde est mauvais, comment allons-nous vivre ? » Et il me demande : « Pourquoi es-tu si joyeux ? » Je lui réponds : « Parce que je prends les choses à l’extérieur - Où ça, à l’extérieur ? Ne vois-tu pas quelle est ta vie ? - Dehors, il y a un autre monde. - Et toi, l’as tu vu ? - Je l’ai vu. - À qui veux-tu faire croire cela ? » Et il s’endort, toujours malade. Et moi, je sors à nouveau au soleil et je me réjouis.

Il se demande d’où vient cette bonne disposition. Enfin, un jour, je réussis à le persuader de sortir ensemble dans un endroit ouvert. « Et maintenant, que diras-tu ? - Ah ! » Vous êtes actuellement dans la même situation et je veux vous dire que le monde dans lequel vous vivez est le château dans lequel vous êtes enfermé, et qu’en lui existe, à l’arrière, une porte par laquelle vous pouvez sortir et aller dans le monde divin. Je ne vous dis pas de sortir et de ne pas revenir. Non, tu sortiras et tu reviendras, et à nouveau tu sortiras et reviendras. Enfin, tu diras à ton ami : « Je résiste bien, c’est un lieu de travail, je peux travailler toute la journée dans ce château ! » Ce n’est pas une illusion, mais une grande réalité.


Au son du Violon de Peter DEUNOV

Maintenant, savez-vous pourquoi je vous joue du violon ? Ainsi, je vous montre la porte et comment sortir. Sortir, rien de plus. Il y a des gens que vous ne pouvez faire sortir qu’avec la musique. Je suis dehors et je joue du violon ; vous tendez l’oreille, après quoi vous dites : « Dehors, quelqu’un joue ; allons voir où nous pourrions l’écouter. » En sortant, vous verrez celui qui joue et en même temps, vous verrez le soleil. C’est une philosophie vivante. Ce n’est pas seulement un langage imagé, mais aussi bien réel. Ne doutez pas ! Vous avez une âme en laquelle vous devez croire. Pour le moment, un jour vous croyez que Dieu existe, un autre jour, vous ne le croyez pas. Et enfin, sur quoi basez-vous votre vie ? Sur le fait que Dieu est Amour et que cet Amour pénètre partout. Il est à l’intérieur de nous ; il ne pénètre pas à l’intérieur de ce corps, mais à l’intérieur de notre conscience - de notre âme. Il pénètre partout, et constamment.

Et dans le chagrin, croyez en l’Amour ; ne vous mettez pas en colère et gardez votre raison. Tous les objets extérieurs, toutes les conditions extérieures veulent te garder dans la prison. Non, ne pense pas à la prison, ne reste pas à l’intérieur. Pendant qu’ils dorment, sors par la petite porte de derrière. C’est une image. Le monde actuel ne doit pas vous faire peur. Il y a des tourments et il y en aura encore, mais il existe aussi une porte qui se trouve derrière et par laquelle nous devons sortir et revenir. Elle est réelle. Vous entrez et sortez par elle, mais parfois, vous sortez les yeux bandés. Non, je veux que le bandeau tombe de vos yeux et qu’ils soient débandés ; je veux que vous sortiez les yeux ouverts ! Je ne veux pas que vous sortiez en disant : « J’ai ressenti une chaleur, mais je n’ai rien vu. » Tu es lié. Je dis : « Nous enlèverons ces bandages. - Mais on m’a dit qu’il n’était pas possible de les enlever. - C’est possible, c’est possible ! - Mais cela est dangereux. - Ce n’est pas du tout dangereux. - Pourtant c’est un occultiste qui me l’a dit. Un adepte, un maître m’a dit cela. - Laisse ce maître. - Un professeur me l’a dit. - Laisse ce professeur ; avez vous entendu ce maître vous-même ? - Non, ce sont ses disciples qui le disent. - Ce n’est pas bien ! Buvez l’eau directement à la source !

Buvez-la sur place, à la source même ! »

Je ne vous dis pas de ne pas écouter les disciples, mais de vérifier leurs dires, et d’être en accord avec le grand Principe. Je veux vous rappeler ce que vous avez oublié. Je ne dis pas de nouvelles choses, mais d’anciennes, déjà connues depuis des temps lointains. Je vous dis : « Écoutez ! Le monde a changé, nous ne sommes plus au temps jadis. » En quoi a-t-il changé ? À l’époque, le monde descendait, et maintenant, tu t’élèves vers Dieu. Maintenant, nous commençons à nous élever grâce à la loi de l’évolution et alors nous chercherons notre bonheur dans l’Amour. Je vous dirai encore beaucoup de choses à propos de l’Amour. Et il en reste beaucoup à dire !
La foi est maintenant exigée, une foi absolue. Foi, foi, foi ! Et nous la testerons. Je vous donne un exemple : je veux que certains ne se gênent pas pour chanter. J’ai de l’oreille, je vous écoute et je vous dis : « Cette affaire sera corrigée. Peu importe qu’une erreur soit faite. » Une fois, lors d’un concert auquel j’assistais, le chef d’orchestre (le Maître fait des gestes comme s’il se querellait avec quelqu’un) dirigeait d’une façon si sévère que tout le monde était recroquevillé sur son siège. Qu’une erreur ait été commise, peu importe, cela sera corrigé. J’ai fait une erreur, cela ne fait rien ! Deux, trois, dix erreurs, cela ne fait rien. Nous ferons beaucoup d’erreurs. Nous attendrons.

Chaque erreur a un résultat inverse. Les erreurs apportent aussi du bien au monde. Quelqu’un chante faux. Par rapport à la gamme que je donne, ce ton est faux, mais par rapport à une autre gamme, il est en harmonie, il est lié avec elle. Celui qui chante faux n’est pas fautif. Je dis : « Ce n’est pas cette gamme, changes-en. - Comment, c’est une faute ! - Non, change de gamme. » Il faut voir les choses d’une manière concrète et réelle, telles qu’elles sont. Donc, dans le monde il n’y a pas de fautes. Il n’y a des fautes que par rapport à une croyance, à une compréhension. Parfois, je dis : « Cela n’est pas une erreur. - Comment ? Ne savons-nous pas que c’est une erreur ? - Oui, ce qui pour vous, sous un certain rapport est une erreur, est sous un autre rapport, une grande vérité. » Ainsi, les erreurs rencontrées dans notre vie sont des erreurs par rapport à une situation, sont des erreurs par rapport à une compréhension, mais ne sont pas des erreurs dans tous les cas.

Je pourrais vous donner maintenant certains éclaircissements.  Vous ne devez pas vous gêner. Vous avez une morale déterminée, mais dans le monde où vous vivez actuellement, il n’existe pas de morale déterminée. Je voudrais que quelqu’un parmi vous me dise quelle est la morale déterminée. Elle existe, mais nous n’avons pas encore de morale déterminée. J’ai lu tous les moralistes. Qu’y a-t-il de moral en eux ? Le Christ dit : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. » Alors, que ne veux-tu pas que l’on te fasse ? Le principe est vrai, mais il doit être analysé. C’est une tâche complexe qui doit être décomposée en différents éléments. Vous dites : « Il faut aimer ! » Comment ? C’est une tâche ! Aimer, éprouver de l’amour à l’égard de Dieu est une grande tâche

Il y a ici quatre inconnues :

L’aimer avec ton intellect, L’aimer avec ton cœur, L’aimer avec ton âme et L’aimer avec ta force. Tu ne crois pas encore en ton âme, comment pourrais-tu aimer avec elle ? Tu doutes de ton intellect et tu demandes : « Dieu est-Il dans mon intellect ? » Quel est cet intellect ? Et dans ton cœur, non plus tu ne sers pas Dieu. Alors, tu as des valeurs inconnues. Ensuite, il est dit : « Aimer son prochain comme soi-même. » Qui est ce ‘soi-même’ ? Il en existe deux : l’un est le moi supérieur, l’autre, le moi inférieur. Lequel est le moi supérieur et lequel est le moi inférieur ? Il ne faut pas parler seulement en utilisant des mots que vous ne comprenez pas, mais savoir ce qui est supérieur et inférieur. Ce sont encore des tâches. Ce sont des choses vraies mais nous ne les avons pas vérifiées ; d’autres les ont vérifiées.

Ce que vous vérifiez est vrai pour vous. Vous pouvez le vérifier dans un autre sens, en l’appliquant en fonction de votre développement.


C’est pourquoi je dis que les choses doivent être exactes.