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lundi 7 avril 2014

Communisme et capitalisme



Pour qu’une société se développe harmonieusement, chaque citoyen doit trouver un équilibre entre prendre et donner. C’est pourquoi lorsque j’entends parler du choix à faire entre société communiste ou société capitaliste, je pense qu’il y a là une mauvaise compréhension. Il ne faut pas séparer le communisme du capitalisme et inversement. Pourquoi ? Parce que l’un ne peut pas réellement exister sans l’autre, ce sont des manifestations complémentaires. Mais il faut que je vous explique le sens que je donne à ces deux mots. Là encore, c’est l’Intelligence de la nature qui nous instruit. Qu’est-ce qu’un enfant ? Un capitaliste ; il pousse des cris, il réclame, il s’impose ; il vaut tout accaparer et tout garder pour lui… Mais des années après, quand il décide de fonder un foyer, d’avoir lui-même des enfants, il est obligé de devenir communiste, c’est à dire d’apprendre à penser aux autres, d’être capable de donner. Les humains naissent tous capitalistes, le communisme vient plus tard. Quand un garçon rencontre une jeune fille pour fonder un foyer, voilà déjà une commune. Eh oui, c’est là que ça commence.

C’est donc la nature elle-même qui pousse tout être humain à se manifester comme capitaliste et communiste, mais à des époques différentes bien sûr. Il est tout d’abord capitaliste, car il doit devenir riche. Celui qui est pauvre, que pourra-t-il partager ? Rien. Il n’arrivera même pas à subvenir à ses besoins, et encore moins à ceux de sa femme et de ses enfants. Pour pouvoir aider les autre sil faut être riche. Mais le capitalisme doit être seulement un moyen. L’erreur des capitalistes, c’est d’en avoir fait un but. Ils n’ont rien compris. Et les communistes non plus d’ailleurs. Croyez-vous que les communistes soient vraiment des communistes ? ça, Dieu seul le sait : S’ils critiquent tellement les capitaliste,s s’ils les combattent, c’est souvent parce qu’ils les envient. Celui qui se sent pauvre, privé, déshérité, prêche pour le communisme. Mais qu’il parvienne à s’enrichir, oh là là ! c’est fini, plus de communisme, plus question de partager avec les autres.  Mais moi, je crois au communisme. Pourquoi ? Parce que jésus était communiste, mais communiste blanc, pas communiste rouge. Regardez ce qu’il dit au jeune homme riche : "si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes, donne l’argent aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel".

Tous les possesseurs de capitaux qui n’ont pas compris la raison d’être du capital sont de très mauvais capitaliste et les communistes ont raison de les attaquer. Mais ils n’ont pas raison d’attaquer les vrais capitalistes, parce que seuls les vrais capitalistes sont les vrais communistes. Il faut donc élargir sa compréhension, devenir un capitaliste et se servir de toutes ses richesses pour faire le bien. Voilà le communisme idéal. Celui qui se déclare communiste alors qu’il ne possède rien, ne peut faire aucun bien. Et s’il prend ce qui ne lui appartient pas, il est un voleur. Combattre les riches pour prendre ce qu’ils ont et vivre comme eux, ce n’est pas ainsi qu’on doit comprendre le mot "révolution". C’est quand on est riche qu’on doit combattre les riches en distribuant aux pauvres. Mais combattre les riches quand one est dans la misère, c’est trop facile. Et la preuve que les communistes n’avaient rien compris de ce que doit être le véritable communisme, c’est qu’ils ont fini par opprimer le peuple encore plus cruellement que leurs prédécesseurs. Alors, comment les communistes vont-ils se justifier devant l’histoire ?... Car tout est enregistré ! Et l’histoire jugera. Elle les jugera tous, les capitalistes comme les communistes, tous seront dans le même panier. Elle ne justifiera que ceux qui ont travaillé pour faire bénéficier les autres de leurs richesses et réaliser ainsi de grandes choses pour le bonheur de l’humanité. D’ailleurs, cette vérité doit être comprise et appliquée dans tous les domaines. Dans tous les domaines, on retrouve les mêmes tendances éternelles de devenir capitaliste, c’est à dire de s’approprier, de posséder pour dominer. Cela prend seulement des formes différentes : pour les uns l’argent, pour les autres le pouvoir, pour d’autres la connaissance….

La connaissance appartient certainement à un domaine supérieur, mais connaître n’est au fond qu’une expression de la même tendance ; s’enrichir pour s’imposer. Oui, combien de gens instruits se comportent exactement comme des capitalistes. Ils sont lointains, méprisants. Est-ce ainsi qu’il faut se conduire ? Tous ceux qui sont riches dans que le domaine que ce soit, ne doivent pas se tenir comme des pontifes orgueilleux, mais descendre un peu au niveau des autres, être fraternels, distribuer leurs richesses ; alors là, ils seront des communistes, des vrais. Le savoir, le pouvoir on doit les chercher comme des moyens d’aider l’humanité, et non pour arranger ses propres affaires.

Vous devez acquérir des connaissances, obtenir des titres et des diplômes, oui, mais pas seulement pour vous, pas pour satisfaire votre nature inférieure. Tous les talents que vous développez pour devenir un savant, un artiste, un homme politique, un financier, ne doivent servir qu’à faire le bien. Alors, cela devient divin, parce que les deux se rejoignent : vous êtes à la fois capitaliste et communiste. J’ai beaucoup réfléchi à cette question depuis des années, et pour moi maintenant c’est clair : le capitalisme et le communisme sont tous les deux nécessaires, indispensables, c’est la nature elle-même qui a ratifié ces deux tendances. L’enfant, qui prend, qui accumule, est un capitaliste, et le vieillard, qui distribue tout avant de mourir, est un vrai communiste : il ne garde rien pour lui. Entre les deux se trouvent toutes sortes de gens qui n’appartiennent vraiment à aucune des deux catégories : il y a des capitalistes qui n’en sont pas et des communistes qui n’en sont pas non plus… L’idéal, c’est d’être à la fois l’un et l’autre : capitaliste pour s’enrichir et communiste pour distribuer. Si vous êtes seulement communiste ou seulement capitaliste, vous êtes perdu de toutes les façons.

L’intelligence cosmique a construit l’être humain pour qu’il ne puisse atteindre son plein épanouissement qu’en maintenant le lien avec un monde supérieur d’où il reçoit la lumière et la force. Oui, et la vie éternelle, c’est recevoir du Ciel, puis distribuer ce qu’on a reçu, et que tout retourner ensuite vers le Ciel pour y être purifié à nouveau. Voilà encore une application du symbolisme de la lettre Aleph א : prendre, recevoir pour pouvoir distribuer. C’est véritablement la loi de l’échange, et elle possède de multiples applications.

Combien de gens par exemple, refusent de se lier aux autres sous prétexte que ce sont des inférieurs ! Ils ne savent pas, ces ignorants, qu’ils transgressent ainsi la loi de l’échange et, qu’en conséquence le monde divin refusera aussi de faire des échanges avec eux. C’est à chacun de découvrir comment il doit établir de vrais contacts entre les autres et lui. Que le savant donne ses connaissances, que le sage donne sa lumière et que ceux qui les reçoivent se réjouissent d’avoir été éclairés. Que le fort soit heureux de soutenir le faible et le riche d’aider le pauvre et que le faible et le pauvre soient reconnaissants de se sentir secourus. Ce sont ces échanges sincères, fraternels, qui procurent le vrai bonheur. Tous ceux qui, dans quelques domaines que ce soit, refusent de faire circuler leurs richesses, ne sont que des marécages, des eaux stagnantes ; ils ne découvriront jamais le sens de la vie, car ils ignorent cette loi puissante de l’échange. Et lorsque vous êtes dans l’émerveillement, que vous vous sentez heureux, comblé, est-ce que vous pensez un peu à distribuer de ce bonheur à tous ceux qui sont dans la souffrance et la désolation ? Ne gardez pas tout pour vous. Il faut savoir donner aux autres un peu de cette abondance, de cette joie qui déborde, et dire : "Chers frères et sœurs du monde entier, ce que je possède est tellement magnifique que je veux le partager avec vous. Prenez de ce bonheur, prenez de cette lumière". Si vous avez la conscience suffisamment développée pour faire cela, vous serez inscrits dans les registres du Ciel comme de véritables fils et filles de Dieu. Ce que vous aurez ainsi distribué ira se placer sur votre compte dans les banques célestes, où vous pourrez puiser plus tard quand bous aurez besoin ; et en même temps votre joie restera en vous, intacte, personne ne pourra vous la prendre puisque vous l’aurez placée en lieu sûr.

D’ailleurs, si vous saviez vous observer, vous remarqueriez que chaque fois que vous gardez une joie sans vouloir la partager avec d’autres, il se produit quelque chose qui vous la fait perdre. C’est comme si des êtres du monde invisible vous guettaient et devaient vous punir pour votre égoïsme. Même quand vous êtes le plus heureux, il se passe quelque chose d’imprévisible qui vient détruire votre joie parce que vous n’avez pas pensé à la partager.


Alors, voici encore une méthode. Chaque fois qu’il vous arrive quelque chose de bon, adressez-vous au Seigneur, à la Mère divine en leur disant : "Moi, je ne sais pas comment donner cette joie, je suis tellement ignorant ! alors elle est à Toi, Seigneur, à Toi, Mère divine ; je vous la confie pour que vous la distribuiez à d’autres ». Et le Seigneur et la Mère divine distribuent votre joie, tandis qu’une partie est déposée dans les réservoirs du Ciel. Acceptez cette vérité et profitez-en pour votre bien et celui du monde entier. 

Omraam.