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vendredi 4 avril 2014

REPENSER L’ECONOMIE




L’économie occupe de nos jours de plus en plus de place dans la vie nationale et internationale, et c’est normal. La population ne cessant de croître, il est très important d’assurer le mieux possible la production et la distribution des richesses. Mais l’erreur des humains, c’est de ne pas voir que l’économie dépend de facteurs situés sur un plan beaucoup plus élevé, ou de ne pas en tenir compte ; ils se laissent obnubiler par cette masse de produits, comme si c’était eux qui devaient leur dicter la conduite à tenir. En réalité, tous ces biens matériels correspondent au côté inerte de la nature ; par eux-mêmes les ne peuvent ni se déplacer, ni agir, ni s’exprimer. Ce sont d’autres facteurs qui décident de les produire ou de les déplacer ici ou là : des volontés, des désirs, des pensées. Donc, suivant que ces facteurs sont bien ou mal inspirés, les résultats sont tout à fait différents. Si la tête qui doit décider est ignorante, bornée, égoïste, criminelle, à la fin c’est l’économie elle-même qui est mise par terre avec toutes les conséquences catastrophiques qui s’ensuivent : famines, grèves, chômage, émeutes, guerres…

Au fur et à mesure que les humains ont découvert les immenses possibilités de la matière, ils se sont laissés absorber par elle au point de croire que c’est elle le facteur déterminant. Eh non, elle n’est qu’une conséquence ; elle dépend elle-même de facteurs situés plus haut et qui agissent sur elle. C’est tellement facile à comprendre ! Prenons l’exemple d’un pays très riche et bien armé, plus riche et mieux armé que ses voisins ; si ceux qui le gouvernent ne sont pas capables de prendre des décisions sages, un pays voisin pourtant matériellement moins bien équipé peut l’anéantir parce qu’il dispose d’un élément supérieur à tout ce que l’autre possède : l’intelligence. Oui, l’intelligence triomphe souvent de tous les moyens matériels.

Chaque événement qui se produit dans le plan matériel dépend de phénomènes qui se produisent beaucoup  plus haut, dans le plan psychique, et plus haut encore dans le plan spirituel. Et tant qu’on ne tient pas compte des facteurs invisibles qui agissent sur la matière pour l’influencer dans le bon ou le mauvais sens, on n’aura qu’une vue erronée des choses. La réalité, c’est qu’il n’y a rien d’économique, de technique, d’industriel qui puisse fonctionner tout seul.

Mais, là encore, pour être plus clair je dois vous parler à nouveau de l’être humain et de sa structure. Quand on veut représenter l’anatomie de l’être humain, on se sert de planches représentant les différents systèmes dont il est constitué ; système osseux, circulatoire, musculaire, nerveux. Aucune de ces planches ne représente la totalité de l’organisme, mais seulement un aspect. Et ce qu’on ne sait pas, c’est qu’au-delà du système nerveux existent encore d’autres systèmes plus subtils qui correspondent aux facultés spirituelles. Personne ne mentionne le système aurique, par exemple, avec ses courants de lumières et de couleurs, et pourtant c’est lui qui dirige le système nerveux, exactement comme le système nerveux dirige les systèmes musculaire, circulatoire…

En donnant la prépondérance au domaine économique (les matières premières, les capitaux, les débouchés, les importations, les exportations, ainsi de suite…) les humains montrent qu’ils se sont limités aux systèmes osseux, musculaire, circulatoire. Ils ne sont pas allés jusqu’au système nerveux, et à plus forte raison jusqu’au système aurique, ce qui explique qu’ils laissent de côté certaines règles, certaines lois, certaines vertus qui correspondent à ces systèmes. C’est ainsi que les dirigeants qui mettent principalement l’accent sur l’économie sont en train de provoquer la décadence de l’humanité. Pour être toujours plus fort et plus riche que le voisin, on est obligé de commettre des actes contraires aux principes les plus élémentaires de la justice.

Alors, pendant que l’opulence augmente d’un côté, de l’autre côté le respect des lois divines diminue, et c’est cela qui va entraîner les pires catastrophes. Mais on ne veut pas le voir. On ne veut pas voir que pour remporter tous ces succès économiques, on est obligé de commettre sans arrêt des malhonnêtetés et des crimes. C’est comme dans la politique ou l’espionnage : tout est permis. On prétend que  l’on travaille pour son pays. Oui, mais… et les autres pays ?... Quand on donne la priorité aux intérêts économiques, toutes les bonnes qualités sont effacées et remplacées par l’égoïsme, la violence, la ruse, le manque de scrupules. La vie économique doit être maîtrisée pour obéir à d’autres nécessités, d’autres puissances qui lui sont supérieures. Autrement, les meilleures aspirations sont bafouées pour que quelques égoïstes puissent s’enrichir.

Il faut commencer à comprendre que toutes les activités des humains dans la société doivent refléter cette hiérarchie que l’Intelligence cosmique a établie en l’homme ; en haut l’esprit, et en bas la matière, et la matière mis eau service de l’esprit. Dans la réalité, c’est exactement le contraire qui se produit ; toutes les facultés, tous les dans les plus merveilleux que le Ciel leur a donnés, les humains les mettent au service des buts les plus terre à terre. Pour satisfaire leurs appétits les plus inférieurs, ils sacrifieront ce qui existe de meilleur en eux. Et ils ne s’aperçoivent même pas de cette situation. Jamais ils ne s’arrêteront une minute pour réviser leur vie et se demander : "Qu’est-ce que je cherche ? Où je vais ?  Tranquillement ils continuent à courir vers les précipices.

Bien sûr, on ne peut pas nier que le progrès matériel apporte quelque chose. En entrant maintenant dans une maison on est émerveillé par tout ce que l’on y voit  le chauffage, la télévision, le téléphone, l’aspirateur, la machine à laver le linge ou la vaisselle.. puisqu’ils ont tout, Pourquoi les humains sont-il encore tellement insatisfait,s révoltés et malades ?... Mais même devant cet échec évident ils continuent à chercher dans la même direction. Ils ne veulent pas comprendre que, pour être vraiment heureux, c’est ailleurs qu’il faut chercher, et diminuer un peu la certitude  que l’abondance matérielle leur apportera tout ce dont ils ont besoin. L’égoïsme, la paresse, la faiblesse, oui, voilà ce qu’elle apporte.

Comprenez-moi bien : je ne vous conseille pas d’abandonner les facilités matérielles, mais de vous amener à prendre conscience des dangers qui nous menacent ils nous ne somme spas vigilants.

Les humains ne se rendent pas compte qu’ils deviennent de plus en plus prisonniers d’un système qui ne vise qu’à les affaiblir et à les rendre esclaves. En mettant de telles possibilités à leur disposition, le progrès des sciences et des techniques les habitue peu à peu à tout attendre de l’extérieur et à se montrer insouciants, irréfléchis, légers : quelles que soient leurs imprudence,s leurs maladresses ou leurs erreurs, on leur fournira de quoi y remédier. Ils peuvent négliger leur santé : il y a des pharmaciens, des  médecins, des chirurgiens, des dentistes, etc. Ils peuvent gaspiller l’eau, le papier, la nourriture, détraquer les appareils, casser les objets, tacher et déchirer les vêtements : les magasins sont pleins pour réparer ceci ou remplacer cela. Ils peuvent jeter une cigarette allumée dans la forêt : si elle provoque un incendie, ça ne fait rien, les pompiers viendront l’éteindre. Ils peuvent partir imprudemment en mer ou en montagne : s’ils sont en danger, on enverra des secours par bateau ou hélicoptère pour les récupérer.

Et enfin il y a des assurances : contre le vol, l’incendie, les accidents, etc.
C’est ainsi que l’attention, la vigilance, le discernement s’émoussent de plus en plus. Pourquoi les développer quand la société offre tellement de moyens pour minimiser les conséquences des bêtises qu’on a faites ? Tous sont là, les chercheurs, les techniciens, pour aider les humains. En réalité, ils ne les aident pas. Ils aident certainement les fabricants, les industriels qui se réjouissent d’avoir toujours de nouveaux produits à vendre ; mais les humains, ils les affaiblissent, ils les rendent de plus en plus dépendants.

Je sais bien que ce point de vue n’est pas celui des économistes. Ils n’ont jamais envisagé le problème de cette façon, et ils ont même une philosophie tout à fait opposée ; il faut produire de plus en plus, et pour que cette production soit écoulée, il faut que les gens consomment le plus possible. Alors, non seulement on les pousse à la consommation, mais encore au gaspillage, et maintenant qu’ils ont le nécessaire, il faut les persuader qu’ils ont besoin du superflu. C’est pourquoi on essaie de créer sans cesse chez eux de nouveaux besoins en leur présentant des produits auxquels ils n’auraient jamais pensé. Et il faut voir quels produits ! Pas ceux qui pourraient nourrir leur âme et leur esprit, mais ceux qui au contraire réveillent leurs instincts les plus grossiers. Oui, car comment raisonne-t-on au moment de lancer un nouveau produit ? Que ce soit un aliment, un médicament, un appareil, un livre, un spectacle, etc…, on se demande d’abord combien il rapportera. Est-ce qu’il fera vraiment du bien aux gens, c’est secondaire. Alors bien sûr, de cette façon, les affaires de certaines personnes et de certains pays vont prospérer, mais pour l’ensemble de l’humanité, pour son équilibre, sa santé, son bonheur, cette conception de l’économie, c’est la ruine et la catastrophe.

Pour limiter ses effets nocifs, le progrès matériel doit s’accompagner d’un progrès au moins égal dans le domaine psychique, moral. D’autant plus qu’il peut se produire des événements qui priveront momentanément l’humanité de toutes ces commodités auxquelles elle s’est habituée. Et alors, quel affolement, quels troubles ! Il suffit d’observer ce qui se passe pour le pétrole : on puisait, on puisant, on gaspillait l’énergie sans compter parce qu’on croyait que le pétrole serait toujours, là, facilement à disposition et à bon marché. Et maintenant regardez combien de problèmes ont surgi à cause du pétrole ! Il est devenu une arme terrible dans les mains de ceux qui le possèdent, et c’est à cause du pétrole maintenant que la paix du monde va être sans cesse menacée.

C’est magnifique, l’économie, mais à condition que ce ne soit pas elle qui rège la vie des humains. Sinon, voici ce qui va arriver : non seulement les humains vont péricliter, psychiquement et physiquement, mais l’économie elle-même s’effondrera.

Pour pratiquer la véritable économie, il faut être conscient, attentif, prévoyant, sinon, de quelque façon que ce soit, on court à la ruine. C’est dans la nature que nous prenons tout ce dont nous avons besoin pour notre existence, et même si c’est nous qui fabriquons les objets, les produits, nous sommes obligés d’une façon  ou d’une autre d’utiliser pour cela les matériaux qui se trouvent dans la nature. Mais la nature n’est pas là pour satisfaire les caprices et les faiblesses des humains. S’ils continuent à l’exploiter sans compter, à la polluer, à la saccager, c’est eux qu’ils détruiront d’abord, et la nature, une fois débarrassés des humains, reprendra le dessus. Elle a des ressources, la nature, elle ne se laisse pas vaincre si facilement. Si l’homme ne fait pas ce qu’il faut pour vivre et travailler en harmonie avec elle, elle se défend. Même  un enfant peut comprendre cela. Alors, pourquoi de grands spécialistes ne le comprennent –ils pas ? Parce qu’ils n’ont dans la tête que l’exploitation et le profit.

Lorsqu’une société met au premier plan ses intérêts économiques, même si elle commence par remporter des succès, le moment vient toujours où elle rencontre des difficultés qu’elle n’avait pas eu la sagesse de prévoir…. L’économie est aussi la science de la prévention. Oui, être un bon économiste, c’est ne pas se contenter de solutions qui sont peut-être bonnes sur le moment, mais après ?... Et le jour où l’on s’aperçoit qu’on s’est engagé dans une voie qui devient dangereuse, il est très difficile de revenir en arrière. Nous en avons tellement d’exemples !

Pour comprendre l’économie, il faut écouter aussi les leçons de la nature. Vous direz : "Mais la nature ne nous donne aucune leçon d’économie. Toute cette végétation, tous ces animaux, tous ces humains qui ne cessent de naître t de mourir depuis des milliards d’années, quel gaspillage ! A quoi ont servi toutes ces vies " ? A rien, bien sûr, dans le sens de profit immédiat où vous entendez le mot "servir". Mais toutes ces vies sont utiles dans l’économie cosmique, elles ont appartenu au cycle de la vie. N’oubliez pas que pour la nature, la mort fait partie de la vie, et tout ce qui meurt entre dans la création d’autres existences.

La nature n’a jamais été embarrassée par les milliards et les milliards de cadavres d’êtres humains, d’animaux et de plantes ; ils retournent à la terre afin de donner naissance à d’autres êtres vivants. Tandis que regardez les difficultés que rencontrent les humains pour se débarrasser seulement de leurs déchets ! Vous direz : "Mais de plus en plus ils étudient les moyens de les recycler". Je sais, mais ils ont fabriqué tellement de produits qui, une fois utilisés, ne se décomposent pas naturellement, ou qui polluent la terre, l’air, l’eau, etc. Et tous ces résidus de matières radioactives ou de substances extrêmement toxiques dont on ne sait que faite ! On est obligé d els entasser dans des galeries souterraines, et ils font courir de terribles dangers à l’humanité. Vous direz : "Mais les matières plastiques, les piles électriques, l’essence, l’énergie nucléaire, etc, représentent un grand progrès". Bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mai sen même temps qu’on réalisait ces progrès, on devait réfléchir aux inconvénients qu’ils allaient aussi entraîner. Or, on ne l’a pas fait : il fallait se dépêcher de vendre !

Les humains ont mis le progrès technique au service de leur avidité, au risque de détruire les bases même de leur existence sur la terre. C’est pourquoi le progrès technique n’est pas véritablement le progrès. Est-ce que le vrai progrès consiste à envoyer des engins sur les autres planètes ? Et pour faire quoi, finalement ? Pour en exploiter les ressources et y introduire le même gâchis que sur la terre ? Pour se battre dans l’espace ? Pour aller semer la pagaille dan stout l’univers ? bien sûr, il n’y a rien en soi de mauvais à vouloir explorer le cosmos, mais pas avant d’avoir trouvé d’abord la bonne attitude. Les humains ne respectent rien, ils se prennent pour les maîtres de l’univers, ils sont prêts à tout bouleverser pour satisfaire leur curiosité ou leur cupidité, mais un jour ils devront payer très cher cet irrespect et cette violence.


En réalité, la véritable économie ne se trouve pas là où on la cherche. Elle commence par la sagesse, la mesure, l’attention. Un être qui gâche et qui disperse toutes ses énergies psychiques à cause de ses passions, de ses désirs, de ses pensées et de ses sentiments désordonnés, quelle compréhension peut-il avoir de l’économie ? On me dira qu’on ne voit pas le rapport. Parce qu’on est aveugle, tout simplement ; on ne voit pas que ces deux domaines ne sont pas séparés. Voilà pourquoi ceux qui sont à la tête d’un pays et qui se prononcent sur les questions économiques devraient d’abord apprendre certaines vérités qui ne sont pas dans les lires d’économies : comment l’homme a été conçu dans les ateliers cosmiques, comment il est lié à tout l’univers, comment cet univers est hiérarchisé, et comment toutes les entreprises humaines doivent être mises sous l’autorité de l’esprit, parce que la matière doit toujours obéir à l’esprit, que ce soit en nous ou à l’extérieur de nous ; ce n’est pas si facile de mettre de l’ordre dans la société et quelques individus, malgré leur bonne volonté ne peuvent pas changer les tendances pernicieuses de l’économie mondiale. Mais s’il y a de plus en plus de gens capables de réfléchir sur leur vie et leurs activités pour les mettre en harmonie avec l’ordre cosmique, ils arriveront bien un jour à faire prévaloir leur point de vue.