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dimanche 27 avril 2014

Retrouver en chaque être l’image de Dieu



Chaque jour vous avez toutes sortes de personnes à fréquenter. Alors, en les abordant, n’oubliez jamais qu’elles possèdent comme vous une double nature, supérieure et inférieure. Et "ne pas oublier" signifie prendre des précautions pour éviter la rencontre de votre nature inférieure avec la nature inférieure chez les autres. Vous direz que ce n’est pas possible ; puisque la nature inférieure existe chez tous les humains, cette rencontre est inévitable. C’est entendu, mais faites au moins en sorte qu’elle soit brève. Vous vous trouvez devant une maison ; en bas il y a la cave avec des moisissures, des souris, des araignées, etc. est-ce là que vous allez vous installer ? Non, vous monterez habiter aux étages supérieurs. Eh bien, faites de même pour les êtres humains, évitez de descendre trop souvent dans leurs caves et d’y séjourner ; là aussi, montez aux étages supérieurs, tâchez de vous rencontrer dans les hauteurs de l’âme et de l’esprit.

Dieux a créé l’homme à son image et chaque fois que vous entrez en relation avec des êtres, pensez à retrouver en eux cette image de Dieu. C’est en nourrissant des pensées sacrées les uns pour les autres que les humains contribuent à leur évolution. Bien ^sur, cette idée entre en contradiction avec l’habitude que la plupart des gens ont adoptées de ne voir que les défauts des autres et même de se réunir pour en parler. Voir les lacunes ou les faiblesses des autres, passe pour une preuve de lucidité, d’intelligence. Mais comme il existe une loi d’après laquelle ce qu’on s’acharne à voir chez les autres est le plus souvent le reflet de ce que l’on porte en soi, celui qui cultive une telle attitude critique révèle en réalité ses propres lacunes.

Mais laissons cette question de côté et arrêtons-nous sur les conséquences de l’autre attitude, celle que je vous conseille : faire des efforts pour retrouver chez les êtres l’image de Dieu. Bien sûr, beaucoup diront qu’avec ce pont de vue on risque de tomber dans des pièges et de le payer très cher, car le fond de la nature humaine est mauvais, même la religion le dit, pourquoi se leurrer ? Eh bien, je vous dirai que vous n’avez pas fait de bonnes études. Ce n’est pas parce que l’image de Dieu est enfouie sous des couches de poussière et de boue qu’elle n’existe pas. Elle existe, et elle peut toujours apparaître et s’exprimer si on lui en prépare les conditions.

Ne pensez pas qu’un sage ne voit pas le mauvais côté des humains, il le voit, il a même des yeux très développés pour cela : comment pourrait-il les aider en étant naïf et en se leurrant sur eux ? Je connais quelques personnes comme ça qui ne veulent jamais voir le mal chez les autres, et ils s’imaginent ainsi être très évoluées et pleines d’amour. Eh bien, non, ce n’est pas de l’amour, mais du manque de discernement, et le manque de discernement est dangereux. Si on confond tout ; le bien et le mal, les qualités et les défauts, quel travail constructif peut-on faire ? Il faut y voir clair, sinon on se trompe toujours dans ses jugements : on donne raison à celui qui a tort et tort à celui qui a raison, et on est donc doublement fautif. Quand les Initiés enseignent l’amour, ils n’enseignent pas un amour aveugle, mais un amour clairvoyant.

Donc, un Initié voit très bien les faiblesses et les lacunes des humains, il les voit même mieux que n’importe qui. Seulement exceptionnel, tout en les voyant il ne s’y arrête pas, parce qu’il a compris qu’on ne peut pas aider quelqu’un en s’arrêtant seulement sur ses défauts, ses vices ; avec cette attitude, on les aggrave même. L’initié qui sait que les hommes et les femmes sont fils et filles de Dieu, s’arrête sur cette pensée et aborde tous les êtres avec cette pensée. Il fait ainsi un travail créateur, car il développe le côté divin chez tous ceux qu’il rencontre, et lui-même se sent heureux. Croyez-moi, c’est la meilleure façon d’agir avec les autres : chercher à découvrir leurs qualités, leurs vertus, leurs richesses, et se concentrer sur elles. Car quelque fois ces aspects sont tellement camouflés que la personne elle-même ne les soupçonne pas.

Il faut s’habituer à jeter un regard dans les profondeurs des êtres et s’arrêter un peu moins sur leurs manifestations superficielles qui peuvent nous tromper énormément. Les défauts, c’est trop facile de les trouver. Mais pour trouver certaines vertus qui ne sont pas encore manifestées, il faut posséder toute une science. Chacun de vous a en lui des qualités divines qui attendent des occasions favorables pour apparaître, et moi, c’est précisément de cela que je m’occupe, je cherche chez vous toutes ces qualités qui ne sont pas encore apparues. Ainsi je travaille sur vous et sur moi, et c’est de cette façon que vous devez aussi travailler. Voilà pourquoi vous devez apprendre à nourrir des pensées sacrées les uns pour les autres. En nourrissant ces pensées sacrées, vous cessez de vous arrêter sur des détails qui ne sont pas tellement glorieux, et vous concentrez votre pensée sur le principe devin dans les êtres. Oui, pourquoi ne pas avoir des sentiments sacrés pour tout ce qui est divin, immortel, éternel en l’homme ? Vous faites ainsi un bon travail sur vous-même et vous aidez aussi les autres. Tandis qu’en vous occupant de leurs défauts, vous vous faites du mal, car vous vous nourrissez de saletés et vous les empêchez aussi d’évoluer. Alors, quelle ignorance ! On croit qu’on va aider les autres à se corriger en soulignant leurs défauts, mais en réalité c’est tout le contraire qui se produit.

Les humains sont méchants, cruels et tout ce que vous voudrez, c’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour passer sa vie à ne voir que cela et à ne parler que de cela. Vous devez ouvrir les yeux, bien sûr, mais ce n’est que la moitié de votre tâche. Si vous diminuez toujours quelqu’un en montrant la mauvaise opinion que vous savez de lui, non seulement il ne manifestera plus à votre égard le bon côté qu’il possède tout de même, mais encore il va réellement se conformer au jugement que vous portez sur lui avec toutes les conséquences négatives qui s’ensuivront pour vous. Tandis que si vous montrez que vous croyez en lui, il essaiera de ne pas vous décevoir et ainsi vous arriverez à l’améliorer. Eh oui, voilà la véritable pédagogie. Ne vous imaginez pas pouvoir améliorer les êtres en soulignant sans cesse leurs imperfections et en les traitant d’imbéciles, d’incapables, car à ce moment-là, ils ne feront mêmes plus d’efforts. Puisque votre opinion sur eux est déjà formée, pourquoi feraient-ils des efforts ?

Malheureusement, c’est l’attitude que prennent beaucoup de parents en croyant qu’ils vont ainsi obliger leurs enfants à s’améliorer. Eh non, et il faut qu’ils sachent que c’est la plus mauvais méthode. A la fin les enfants deviennent vraiment incapables, parce que c’est une sorte de magie que les parents ont exercée sur eux, et ils sont hypnotisés, subjugués, paralysés. Pour obtenir quelque chose d’un enfant, il faut toujours l’encourager ; et même sans le lui dire, bien sûr, penser à toutes les qualités et les vertus qui sont enfouies dans son âme et dans son esprit. Au lieu de se lamenter sur ses défauts et de lui donner quelques gifles ou quelques fessées pour lui apprendre à ne plus faire certaines bêtises, ils doivent se concentrer sur l’étincelle divine qui habite dans leur enfant ; et c’est ainsi, parce que les parents auront su alimenter cette étincelle, que l’enfant fera plus tard des merveilles. Même quand il est endormi, ils peuvent se mettre auprès de son lit, et en lui donnant de toutes petites caresses, sans le réveiller, lui parler tout doucement des bonnes qualités qu’ils voudraient lui voir manifester plus tard. Ils placent ainsi dans son subconscient des éléments précieux qui, lorsqu’il les découvrira des années après, le protégeront de beaucoup d’erreurs et de dangers.

Ce travail, c’est celui qu’un véritable Maître fait sur ses disciples et c’est ainsi qu’l accélère leur évolution. Et vous aussi, consacrez-vous à ce travail, c’est le moment pour vous de vous éveiller à ces activités, en sachant quels en seront les résultats bénéfiques. Mais pour cela il ne faut pas vivre exclusivement dans les sentiments et les émotions, car ce sont ces sentiments et ces émotions qui empêchent de raisonner et de trouver la bonne attitude. Dès que vous voyez ou entendez chez les uns ou les autres quelque chose qui vous déplaît, vous choque ou vous blesse, immédiatement vous réagissez négativement. Mais honnêtement, dites-moi un peu si vos réactions ont pu contribuer à améliorer vraiment leur conduite… Non, et même par cette attitude vous vous abaissez à leur niveau, vous vous mettez à leur diapason, vous attirez en vous leurs défauts, jusqu’au jour où vous finirez par aller plus loin qu’eux dans l’injustice, la malhonnêteté ou le vice.

Je sais que tout ce que je suis en train de vous dire ne peut pas encore être tellement accepté. Mais dans l’avenir tous apprendront à faire ce travail ; par la pensée ils projetteront leurs parents, leurs amis, tous les êtes qu’ils rencontreront, dans les régions de la lumière. Ils ne trouveront plus aucune joie à les rabaisser et à les salir, au contraire, ils trouveront leur bonheur à s’arrêter uniquement sur leur nature supérieure, leur nature divine.

D’ailleurs, quand vous parlez des qualités de quelqu’un, même si vous avez l’air d’exagérer un peu, vous n’exagérez pas, cela dépend seulement à quelle partie de lui-même vous faites allusion. Souvent, quand vous parlez de quelqu’un ce n’est pas de lui, réellement, que vous parlez, mais de ses intestins, de son sexe, de son ventre ou de ses pieds qui ne sont pas lavés. Lui, en réalité, il est une divinité. Il est dit dans les Psaumes : « vous êtes des dieux », et Jésus dans l’Evangile de saint Jean cite ce verset, Pourquoi ces dieux ne se manifestent-ils pas ? Ils sont enterrés quelque part, enfouis sous des couches d’impuretés ; vous ne pouvez pas les découvrir, mais ils sont là et ce sont ces dieux qu’il faut faire apparaître.