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mercredi 24 juillet 2013

L’Ange et le Diable en soi !



Nous voyons que les trois corps inférieurs (physique, astral et mental) sont séparés des trois corps supérieurs (causal, bouddhique, atmique) par une ligne de démarcation. Cette ligne représente la conscience. Par sa conscience, l’homme est placé entre le monde inférieur et le monde supérieur. S’il n’est pas vigilant, si sa conscience n’est pas éveillée, ce sont évidemment les forces obscures de la personnalité qui commencent à prendre le dessus.





Cette idée de l’être humain placé à la frontière des mondes supérieur et inférieur, les Anciens l’avaient exprimée par l’image de l’ange gardien qui se tient à sa droite et du diable qui se tient à sa gauche. L’ange le conseille, l’éclaire, tandis que de son côté le diable veut l’induire en erreur pour qu’il devienne sa victime.

On peut se demander pourquoi cet ange et ce diable ne se prennent pas directement à la gorge : ce serait plus simple, et celui des deux qui resterait vainqueur s’emparerait de ce pauvre bougre d’homme. Et voilà que non : ils se respectent, ils s’estiment, ils se saluent : « Hé ! Bonjour, te voilà ? Comment vas-tu ? » Le diable ne fait rien contre l’ange de la lumière, et l’ange non plus ne foudroie pas le diable. Pourquoi ? Parce qu’en réalité l’ange gardien et le diable sont des images qui expriment ces deux réalités d’un monde supérieur et d’un monde inférieur qui se trouvent en l’homme.

On peut prendre encore une autre image et dire que ce qui est au-dessous de nous et qui nous tente, c’est la lune, qui représente les instincts, le ventre, le sexe ; tandis qu’au-dessus de nous, il y a le soleil qui représente notre âme, notre esprit, Dieu. C’est toujours la même idée ; le supérieur et l’inférieur, et l’homme est placé entre les deux, avec la possibilité de s’élancer vers les hauteurs ou de se laisser tomber dans l’abîme. C’est donc à lui de décider de quel côté il veut aller. S’il a compris où est son véritable intérêt, il fait chaque jour des efforts pour se tendre vers son Moi supérieur, car c’est auprès de lui qu’il trouvera la lumière, la paix, la liberté et toutes les richesses véritables.

Quoi que vous pensiez, quoi que vous fassiez, immédiatement il doit se produire en vous un déclic qui vous renseigne, comme si vous aviez une sorte d’ordinateur intérieur. Tout votre avenir dépend de cette pratique. Rien ne doit passer à travers vous sans que vous l’ayez clairement identifié. Que vous arriviez ensuite à marcher sur la bonne voie, c’est une autre question ; vous vous laisserez encore embarquer par la personnalité, c’est fatal, on ne se transforme pas si vite, mais l’essentiel est de savoir identifier avant d’agir, laquelle des deux natures vous inspire et bien vérifier ensuite que vous ne vous êtes pas laissé tromper. Oui, il faut d’abord savoir ce que l’on veut réellement faire, et ensuite vérifier si c’est bien cela que l’on a fait.