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mardi 20 mai 2014

L’absence du principe féminin dans la communion



L’absence du principe féminin dans la communion est lourde de conséquences. L’Eglise catholique a amputé la religion de quelque chose d’essentiel pour la compréhension des grands mystères de la vie. La vie ne peut pas naître d’un seul principe, elle naît de la fusion des deux principes masculin et féminin. Est-ce qu’on imagine des noces où seul le marié serait présent ? Et la personne qui viendrait expliquer : "La mariée est restée à la maison, mais ce n’est pas grave, on va quand même faire la cérémonie", serait plutôt mal accueilli. On n’a jamais vu ça nulle part ; même dans les pays où la coutume est de tenir les femmes enfermées loin des regards, la mariée est présente au mariage. Elle est peut-être voilée, mais elle est là. A la cérémonie, l’homme est là, et la femme est là, parce qu’ils représentent les deux principes grâce auxquels la vie va continuer à se perpétuer.

Et, justement, cette comparaison de l’Eucharistie avec le mariage souligne que l’un et l’autre sont deux sacrements qui célèbrent l’union des deux principes masculin et féminin, ces deux principes qui créent la vie du haut en bas de la création. La différence, c’est que le mariage concerne davantage le plan physique, la vie sociale, tandis que la communion concerne le plan spirituel et la vie intérieure. Mais le symbole est le même, et c’est celui que l’on retrouve au commencement et à la fin de la mission de Jésus. D’après l’Evangile de saint Jean, c’est à Cana en Galilée, où il avait été invité par des noces, que Jésus fit le premier miracle en changeant l’eau en vin. Pour assister à des noces et faire là son premier miracle, il fallait que Jésus voit dans cette cérémonie bien autre chose que ce que les gens y voient ordinairement. Et l’institution  de l’Eucharistie fut le dernier acte qu’il accomplit avant sa mort. Comment ne pas prendre conscience que tout l’Enseignement de Jésus repose sur la connaissance des deux principes ?

En communiant sous les deux espèces du pain et du vin, les chrétiens se nourrissent de a chair et du sang du Christ ; la sagesse et l’amour. Mais ces deux réalités leur seraient plus accessibles s’ils étaient capables de les retrouver dans la lumière et la chaleur du soleil. Par sa lumière le soleil représente la sagesse, et par sa chaleur, il représente l’amour. Alors, quand ils auront appris à communier avec cette lumière et cette chaleur du soleil, les chrétiens comprendront ce que signifie véritablement manger la chair du Christ et boire son sang.

Les bons chrétiens vont sans doute s’indigner de cette analogie entre le soleil et le Christ. Et pourtant, n’y a-t-il pas dans la forme ronde de l’hostie que le prêtre donne aux fidèles quelque chose qui rappelle le soleil ? Sans doute ceux qui, il y a longtemps, ont décidé que le corps du Christ serait représenté par cette fine rondelle de pain, possédaient des connaissances qui maintenant sont perdues ou que l’on ne trouve pas nécessaire d’enseigner à la foule. Et le geste du prêtre qui élève l’hostie au-dessus de l’autel, ne rappelle-t-il pas le soleil qui se lève sur le monde ?... Cette vérité de la lumière et de la chaleur considérées comme une nourriture se retrouve dans d’autres traditions, celle des Perses, par exemple. Il est dit dans le Zend-Avesta que Zoroastre demanda un jour au dieu Ahoura Mazda comment se nourrissait le premier homme, et le dieu lui répondit : "Il mangeait du feu et il buvait de la lumière". Où trouver ce feu que nous devons manger et cette lumière que nous devons boire ? Dans le soleil. C’et pourquoi nous allons le contempler le matin à son lever, pour nous nourrir de lui, pour le manger, pour le boire. Alors, cette lumière et cette chaleur qui sont vivantes se propagent dans toutes les cellules de nos organes, et elles les éclairent, les renforcent, les purifient, les vivifient.


Chaque jour vous êtes devant le soleil qui envoie partout dans l’espace des particules lumineuses d’une très grande pureté. Qu’est-ce qui vous empêche de vous concentrer en pensant que vous rejetez de votre organisme les vieilles particules ternes et usées afin de les remplacer par ces nouvelles particules qui viennent du soleil ? Voilà un exercice tellement utile !  De tout votre cœur, de toute votre âme, essayez de prendre ces particules divines et de les placer en vous ; c’est ainsi que peu à peu vous renouvellerez complètement la matière de votre être, vous penserez, vous agirez comme un fils de Dieu, une fille de Dieu, grâce au soleil. Voilà ce que signifie la communion, voilà ce que signifie manger la chair et boire le sang du Christ.

Omraam