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mercredi 9 octobre 2013

l’initiation, un changement d’état de conscience


Toutes les pratiques enseignées dans une Ecole initiatique ont pour but de permettre à l’homme d’établir un passage entre se nature inférieure et sa nature supérieure. Un des pratiques les plus efficaces est l’identification avec un être qui le dépasse, une entité céleste, le Christ, la Mère divine, Dieu lui-même…

Toutes sortes de gens raisonnables diront bien sûr, que vouloir s’identifier à Dieu est le plus sûr moyen de devenir fou… et malheureusement, c’est parfois vrai, on a vu trop de cas où cette identification mal comprise tournait à la folie. Entre la folie et l’Initiation, comme entre la folie et le génie, la distance n’est souvent pas très grande. Quelqu’un se prend pour le Christ, et il est fou, tout simplement la cause en est qu’il a voulu changer de niveau de conscience sans connaître le processus, il a forcé le passage en sautant les étapes intermédiaires.

On peut définir l’Initiation comme un changement d’état de conscience ; le passage de la conscience ordinaire à la superconscience, qui est représentée en nous par le Moi supérieur. Et c’est un si grand bouleversement intérieur que celui qui ne connaît pas certaines règles ou qui ne les respecte pas pour que tout se passe harmonieusement, provoquent en lui de graves anomalies. C’est ce qui est arrivé avec de nombreux spiritualistes et mystiques ; ils ne connaissaient pas les lois, il s ne connaissaient pas la mesure, ils refusaient de se plier à une discipline, ils présumaient de leurs forces, et non seulement ils ont produit des chocs terribles dans leur système nerveux, mais sans le savoir, ils on aussi attiré des entités malfaisantes qui se sont emparées d’eux. Si les spiritualiste sont souvent considérés comme des détraqués, c’est à cause de l’exemple qu’on donné certains d’entre eux ; volontairement ou involontairement ils ont changé de niveau de conscience, et parce qu’ils n’avaient pas de bonnes méthodes de travail, il leur est arrivé des accidents.

Il faut savoir que, par sa façon de vivre et de travailler, l’homme se place sur la même longueur d’onde que certaines entités et qu’ainsi il les attire. L’Initié égyptien qui, par la concentration, la récitation de formules, le port de vêtements ou même de masques, voulait s’identifier avec les dieux Osiris ou Horus, devenait vraiment pour un moment l’incarnation de cette divinité ; il arrivait à vibrer exactement à la même longueur d’onde, et cette entité sublime se manifestait à travers lui. Pour créer un lien vivant avec un être, un objet ou un phénomène naturel, il faut se placer dans les mêmes conditions de vibration. C’est une loi physique, et le fonctionnement de la radio est basé sur cette loi.

C’est un phénomène analogue qui se produit avec certains malades mentaux ; sans le savoir ils ont franchi une limite, ils se sont placés sous l’emprise d’entités ténébreuses ou de courants nocifs et, quand ils reviennent à eux, ils ont complètement oublié les actes insensés ou criminels qu’ils ont commis.

Pour que vous puissiez entreprendre sans danger des exercices d’identification, quelques explications préliminaires sont nécessaires. Je commencerai par vous rappeler une expérience que vous avez certainement faite au moins une fois dans votre existence. Vous écoutiez un ami ou un inconnu vous parler de lui, de ses interrogations n de ses chagrins de ses espoirs… vous étiez attentif, vous le suiviez dans son récit en éprouvant, suivant le cas, de la sympathie, de l’étonnement, de l’inquiétude, de la compassion, de l’émerveillement ; mais ce qu’il disait restait tout de même extérieur à vous. Et puis soudain, vous avez eu la sensation que vous étiez en lui – ou que lui était en vous – et c’est à ce moment-là que vous avez su que vous le compreniez, que vous le connaissiez réellement.

Ce sont en général des expériences qui se font involontairement. Mais puisqu’elles sont possibles, nous pouvons les faire volontairement, comme des exercices d’identification ; identification avec des êtres que nous aimons, que nous admirons, mais aussi avec certains phénomènes de la nature, une rivière, une cascade, une source, une étoile, le ciel bleu, et même le soleil. Oui, contempler le soleil et pouvoir entrer en lui en imaginant que nous sommes le soleil lui-même ... Vous ne savez pas encore quelles transformations vous préparez en vous lorsque vous introduisez dans votre cœur, dans votre âme, les vibrations du soleil, ses énergies, sa vie. C’est en répétant de tels exercices que vous parviendrez un jour à vous identifier à la divinité.

Si nous pouvons nous identifier ainsi aux êtres et aux choses, c’est qu’en réalité nous sommes bien davantage que ce que nous paraissons. En tant qu’individu nous sommes tel ou tel, avec une certaine apparence physique, une identité, un nom, etc. Mais par notre âme et notre esprit nous allons bien au-delà, nous sommes l’univers entier, nous sommes tous les êtres. On trouve dans la littérature le récit de pareilles expériences. Mais beaucoup considèrent cela comme du délire ou, au mieux, de l’imagination poétique. Pour les humains soi-disant normaux, quelqu’un qui prétend exister dans les arbres, les lacs, les montagnes, les étoiles, le soleil, ou avoir senti qu’il était la divinité, est nécessairement un poète ou un fou, et aux yeux de certaines institutions religieuses, un dangereux hérétique qui mérite la mort. Eh bien, ce poète, ou ce fou, ou cet hérétique dit ce qu’est en réalité tout être humain. […]

L’humanité est maintenant suffisamment évoluée dans les domaines psychique, intellectuel, pour avoir accès aux plus grandes vérités spirituelles. Bien sûr, il faut être prudent ; mais c’est dans tous les domaines de la vie que la prudence est nécessaire ; même pour descendre un escalier et sortir dans la rue il faut être prudent ! Et la prudence ne justifie pas que l’on continue à dissimuler à l’homme ce qu’il doit connaître sur ses origines. C’est parce qu’ils ne savent pas qui ils sont que les humains ne savent pas non plus ce qu’ils ont  faire sur cette terre… sauf profiter au maximum de toutes les commodités matérielles rendues possibles par le progrès des sciences et des techniques. Et tant pis s’il faut pour cela se battre bec et ongles, ruiner son prochain, ou même le détruire.

Le salut de l’homme réside dans sa capacité de reconnaître sa filiation divine. Il doit donc donner à la divinité les conditions pour se manifester à travers lui et il ne peut le faire qu’en s’efforçant de s’identifier à elle. Mais au moment où vous entreprendrez ce travail, attention. D’abord, il faut que la conscience que vos avez d’être habité par la divinité s’accompagne de la même conscience que la divinité habite également dans tous les êtres humains. Ainsi, vous resterez humble, compréhensif, aimable, ouvert aux autres. On n’a pas besoin de soi-disant divinités qui ne savent que commander, s’imposer et sont incapables de respecter leur prochain ; alors là, ce sont de véritables dangers publics. Sans parler des risque que ces gens-là courent eux aussi ; le déséquilibre, la folie…

Ne vous faites pas d’illusions ; même si vous êtes arrivé à créer en vous cet état de conscience supérieur où vous vous sentez fusionné avec la divinité, sachez que vous ne pouvez pas vous y maintenir sans interruption, ce n’est pas possible. Vous y parviendrez peut-être plus tard, dans quelques millénaires ; en attendant, votre conscience passera nécessairement par des hauts et des bas, mais ce n’est pas une raison pour vous décourager. Même brève, une expérience pareille rejaillira ensuite sur tout votre comportement dans la vie quotidienne. Et quand vous devrez vous livrer à des activités plus prosaïques – ce qui est inévitable –l’état de conscience dans lequel vous vous acquitterez de vos tâches sera totalement différent.  Il faut que cette question soit bien claire pour vous. Tout effort, tout exercice dans le domaine spirituel donne les résultats. Mais, parce que vous aurez pu vous fondre pendant quelques secondes dans la conscience cosmique, n’allez pas vous imaginez que vos pensées, vos sentiments et vos actes seront toujours inspirés par votre nature divine ; non, malheureusement non, votre nature inférieure continuera à venir dire son mot. Et là, tâchez d’être encore plus vigilant et lucide, car il n’y a rien de plus nocif pour la vie spirituelle que de ne pas voir clair en soi. Commettre des erreurs, ce n’est pas si grave, mais à condition que l’on s’en rende compte ; ce qui est vraiment grave, c’est de se croire inspirés par l’esprit alors qu’on est en train d ‘obéir à ses instincts les plus grossiers. […]

Les orgueilleux ont en réalité une carapace qui les sépare de dieu ; ils se voient en train de grandir, mais en réalité, ce n’est pas eux qui grandissent, c’est une tumeur qui se développe en eux comme un cancer. Se gonfler n’est pas grandir. La vraie croissance d’un être fait jaillir de lui des rayons, des étincelles, des vibrations bénéfiques pour tous.

L’âme humaine est une entité très ancienne qui possède de  grandes connaissances, seulement elle a besoin de beaucoup de temps et elle doit faire beaucoup d’efforts pour que ces connaissances remontent à la surface. Tellement de couches opaques s’interposent entre nous et notre conscience divine ! C’est pourquoi nous n’avons qu’une chose à faire ; appliquer les méthodes qui nous permettront de désagréger les dépôts, les scories qui s’opposent en nous  la manifestation de la sagesse, de la force et de l’amour divins.


Les alchimistes du passé cherchaient le solvant universel. Pourquoi ? Ils voulaient dissoudre cette matière opaque en eux, mauvaise inspiratrice et dangereuse conductrice qui empêche l’union avec dieu. Eh bien, l’humilité est un solvant, et ce solvant agit puissamment si on sait pourquoi on doit être humble ; là encore, quelques connaissances préalables sont nécessaires, car il ne s’agit pas non plus de se déprécier, de se diminuer sans discernement : une humilité mal comprise peut faire autant de dégâts que l’orgueil. La véritable humilité est celle qui permet de dissoudre notre nature inférieure afin de ne faire qu’un avec Dieu.