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jeudi 1 août 2013

La sensibilité au monde divin



On entend dire souvent que les gens simples, primitifs, ignorants, trouvent plus facilement le bonheur que les gens instruits et cultivés. Et c’est vrai qu’en développant l’intelligence, le goût, on devient plus sensible, donc plus vulnérable aux variations des conditions matérielles ou psychologiques dans lesquelles on vit. Alors, quelle conclusion en tirer ? Que pour être heureux il faut rester un primitif, un sauvage ?... Dans ce cas, pourquoi ne pas aller encore plus li n t descendre jusqu’au règne animal ? Ils sont heureux, les animaux ils n’ont pas nos problèmes... Et il se peut que les plantes soient encore plus heureuses parce qu’elles ne souffrent pas ... Et les pierres ? Elles ne sentent rien, c’est donc encore mieux ... En voilà une logique !

Ce qui fait la principale différence entre les divers règnes de la nature : les pierres, les plantes, les animaux, les hommes, c’est la sensibilité, car l’évolution est proportionnelle à la sensibilité. Les plantes sont plus sensibles que les pierres, les animaux plus sensibles que les plantes, et les hommes plus sensibles que les animaux. Mais la chaîne des êtres ne s’arrête pas là : au-delà des hommes il ya les anges, les archanges et toutes les hiérarchies angéliques… Oui, c’est toute une graduation de créatures de plus en plus sensibles… jusqu’au Seigneur lui-même. Le Seigneur est omniscient, il sent tout, il voit tout, il sait tout. Justement parce que Lui seul est véritablement sensible. Voilà les véritables dimensions de la sensibilité. Le seul être réellement sensible est le Seigneur. Quant à l’homme, bien sûr, en devenant plus sensible, il devient plus vulnérable et il souffre davantage ; mais ile st préférable pourtant qu’il développe sa sensibilité, car c’est elle qui le fait évoluer !

En réalité, il faut faire la différence entre la véritable sensibilité et cette sensibilité maladive qu’il serait plus exact d’appeler susceptibilité ou sensiblerie. La véritable sensibilité est une faculté qui nous rend capables de nous élever très haut, très loin, et d’avoir accès aux réalités d’un monde de plus en plus subtil. La sensiblerie, elle, est une manifestation de la nature inférieure qui, se prenant pour le centre du monde, trouve qu’on ne lui manifeste pas assez de considération ; alors elle se sent toujours frustrée, blessée, et devient agressive. Quand on a vu cette distinction, on comprend qu’il y a tout un travail à faire sur la nature inférieure pour la maîtriser, la juguler ; c’est la seule façon de permettre à la véritable sensibilité de s’épanouir, de s’enrichir.

La sensibilité n’est pas seulement cette faculté qui nous fait nous émouvoir, nous émerveiller devant les êtres que nous aimons, la beauté de la nature ou les œuvres d’art. La sensibilité est la condition de l’évolution ; c’est une faculté supérieure qui nous ouvre les portes d e l’immensité et nous donne la compréhension de l’ordre divin des choses ; c’est elle qui nous permet d’entrer en relation avec les régions, les entités et les courants du Ciel et de vibrer à l’unisson avec eux. Cette sensibilité-là, tous doivent la cultiver, sinon l’humanité va régresser. On voit tellement de gens qui donnent l’impression qu’ils sont en train de retourner au stade de l’anima, du végétal ou même de la pierre ! Oui, ils ne font aucun effort pour éduquer leur sensibilité ; soit ils se laissent aller à la tristesse, à la déception, à la révolte, soit ils essaient de s’endurcir, ou bien de s’étourdir. Eh bien, ce n’est pas ainsi qu’ils évolueront.

Pour évoluer, nous devons entreprendre un vrai travail sur notre sensibilité. Ainsi notre matière psychique devient plus fine, plus souple, plus pure, elle vibre autrement et, tout en nous rendant plus capables de percevoir le monde divin, elle nous ferme à la bêtise, à la méchanceté, aux outrages : on n’y fait même plus attention. Avant d’avoir développé cette sensibilité spirituelle, on réagissait à la moindre agression, tandis que maintenant on n’en souffre plus. C’est la vraie sensibilité, celle de l’âme et de l’esprit, qui nous protège de la sensiblerie, cette sensibilité ridicule entretenue par notre nature inférieure. Alors il y a deux avantages ; on s’ouvre à la lumière, à la beauté, à la félicité du monde divin, et on échappe aux ténèbres, aux laideurs, aux souffrances de la terre. Voilà donc un sujet qui mérite réflexion.

Les créatures véritablement sensibles ne sont pas vulnérables. Justement, c’est grâce à leur sensibilité qu’elles échappent à la malveillance, à la grossièreté, à la laideur. On ne peut pas avoir tellement prise sur elles parce qu’elles sont ailleurs, plus haut, elles se sont identifiées à leur nature supérieure, et elles sentent les choses autrement. Quand on est sensible au monde divin, on est à l’abri, comme si on était entouré d’une enveloppe protectrice ; on est seulement ouvert à ce qui est bon, beau, lumineux, et on est fermé à tout le reste. Le jour où vous déciderez de développer cette sensibilité, vous sentirez que quelque choses en vous ne répond plus qu’aux messages du Ciel, et vous supporterez plus facilement les vexations, les pertes, les injustices. Vous direz : « Oh, ce n’est rien en paraison des richesses que je possède », et vous passerez outre.


Les larmes que vous versez devant la beauté, sont comme une rosée, une pluie céleste, des courants magnifiques  qui vous purifient, qui arrosent les fleurs de votre jardin divin et vous donnent une impulsion pour continuer votre travail. Les larmes de déception, d’amertume, apportent peut-être un certain soulagement, mais c’est tout. Tandis que les larmes d’émerveillement sont imprégnées d’une telle puissance divine que le Maître Peter Deunov conseillait de prendre un mouchoir propre pour les recueillir, en disant que ce mouchoir serait comme un talisman, car chacune des larmes ainsi versées contient quelque chose de la Divinité.